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LOU BARLOW
Le Citron Bleu, Toulouse, 04mai05
par Joan | 6 mai 2005

Le concert est commencé depuis presque vingt minutes quand je me rappelle que je suis exceptionnellement chargée par Indietronica d’en faire un compte-rendu ! C’est ça la magie de Lou Barlow : j’étais tellement captivée que tout le reste avait disparu ! En tout cas, si vous lisez ceci parce que vous n’étiez pas au concert ce soir là... mince. Je vous plains.
La petite cave du Citron Bleu est pleine ce soir (concert à guichet fermé !), mais curieusement, depuis que Lou B a commencé, on entendrait une mouche voler. Seul sur la petite scène, une guitare, un sampler, deux pédales, deux micros et un moog, Lou Barlow l’homme orchestre (il vendra ses tee-shirts et CD lui même à la fin du concert !) captive son public. Il faut dire quand même que, malgré les années ("I’m 39 this year do you get that ?!" dira t’il entre deux chansons), l’artiste n’a pas perdu cette sincérité qui a fait de lui une légende de la musique Lo-Fi.

Reprenant des chansons de son dernier album Emoh, signé sous le nom de Lou Barlow, mais aussi celles de Folk Implosion (Spoiled) et Sebadoh (ah les grands classiques ! Soul and fire, Magnet’s Coil, etc.), laissant même parfois flotter le fantôme de Dinosaur Jr autour de lui, Lou Barlow nous offre une petite rétrospectiuve nostalgique qui réchauffe nos coeurs.
Je me rappelle les concerts précédents où je l’ai vu, en compagnie soit de Sebadoh, soit de Folk Implosion. Oui, il y avait aussi ce truc magique, ces chansons qui portent, belles, vraies, douces-amères... mais ce soir, dans cette cave, tout seul, tout nu... C’est différent. Lou Barlow chez toi. Dans ton salon, dans ton coeur.

Est-ce la configuration de cette petite cave, cette petite scène où il est si près du public, qui donne à ce concert cette ambiance bon enfant que j’avais déjà éprouvée lors de la venue de Kymia Dawson au même endroit ?
Est-ce ce truc propre à Lou Barlow qui écrit, dit-il "des chansons sur ses amis", fait sa cuisine lo-fi, bref se livre à nous en toute honnêteté avec son coeur et son âme, soul and fire ? Quoi qu’il en soit, il nous parle, déconne, sert du whisky ("Headache anyone ?"), joue avec son CD en prenant des voix débiles... il se plante ("Ahh !... technological problems !!! "), rit en chantant, plaisante ("This is a song written from the point of vue of the biological father of Jesus... Some guy...")... il joue les chansons à la demande, ne se les rappelle pas tout le temps, c’est pas grave, "lalala" pour le couplet et pour le refrain ("Rejeeeeeect ! Rejeeeeeeeect !")... tout le monde chante, comme de bons vieux groupies d’un groupe de rock !

Assise contre le mur dans un coin de la scène, je ferme les yeux et je me sens chez moi. J’ai des frissons partout pendant certaines chansons, je ne sais plus si c’est l’effet de la clim’ ou de sa voix vibrante ; je crois même voir passer des étoiles filantes (le rideau à paillettes derrière lui ?). Mais comment fait-il ?! Comment fait-il pour donner ce sentiment qu’il nous parle de ce que l’on a vécu ? Ses histoires sont aussi les miennes, et j’ai l’impression que mes voisins de concert ressentent la même chose, et c’est pourquoi cette atmosphère chaleureuse et attentive règne dans la salle...
Il n’y a qu’à écouter les paroles : "I think our love is coming to an end / But call me if you ever want to love me again" ; "Somehow I dont trust you ’cause I don’t trust myself / I cannot forgive you ’cause I cannot forgive myself / I’m not on your side"...
Mister Lou pourrait jouer toute la nuit, personne ne sortirait avant la fin. En fait de toute la nuit, il a quand même joué pendant une heure et demie à ce qu’il me semble (pas de montre, et puis le spectacle m’a fait perdre la notion du temps...). Je quitte la salle alors que la foule s’amasse vers le Lou qui sort les t-shirts et Cds de leur carton... "What is it that has us hypnotised ?" chantait-il un peu plus tôt... Ben toi voyons...

Je repars sous la pluie, le coeur léger. Merci pour tes sourires, merci pour tes histoires, merci d’être si proche... "Come on love me tonight" chante-t’il... c’était pas la peine de demander !
Lou Barlow repartira de Toulouse avec un espace comblé sur sa guitare. L’autocollant "I love .... " collé dessus porte maintenant le nom de Toulouse (France) écrit au marqueur. Je suis fière de ça ; avoir le nom de ma ville écrit sur la guitare du pape de la Lo-Fi montre que nous ne sommes pas tous des purs produits festifs made in Zebda...
Ce concert me rappelle qu’il suffit d’aller à l’essentiel pour convaincre les gens et les toucher. Lou Barlow maîtrise parfaitement cela, presque malgré lui dirait-on. Peu importe la qualité du dernier album que je trouvais un peu répétitif et ressacé ; Lou Barlow a écrit des chansons éternelles et sa présence est tout ce qui compte. Il nous a donné le genre de concert qui fait se dire : basta grosses machines rock, basta les manettes à fond et les basses qui te détruisent les oreilles, basta les hurleurs(euses) et les looks de poseurs... y a pas plus rock’n roll que ce mec. Y a pas plus vrai que ce mec.

Hein... quoi ? Mais bien sûr qu’il est écrit en toute objectivité cet article ! Bon, je vous laisse, j’ai des vieux disques à réécouter...



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