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CHET BAKER - LET’S GET LOST
Documentaire américain réalisé par Bruce Weber - 1988
par Dr Bou | 29 juillet 2008

Voir Let’s Get Lost, documentaire réalisé en 1988 par Bruce Weber sur le jazzman Chet Baker, c’est d’abord se confronter à un choc visuel. Un choc à double sens. Le premier esthétique renvoie aux plus beaux clichés photographiques sur le jazz. Un noir et blanc sublime qui confère au documentaire un charme prégnant et intemporel. Le second choc est associé à l’image de Chet Baker, chanteur, trompettiste tout aussi connu pour son élégance musicale que pour son image de bellâtre juvénile. Dans Let’s Get Lost, cette image a disparue, Chet ne ressemble plus à ses photographies de jeunesse mais à un parchemin vivant, visage marqué, ridé, mains ravagées par le temps et les excès. Lors du tournage en 1987, le musicien américain avait cinquante sept ans (il est mort un an plus tard) mais en réalité, à l’image, il en paraissait déjà vingt de plus.

En évitant soigneusement le biopic pompeux et scabreux (quoi de plus facile de ternir la vie d’un homme au regard de la beauté de son oeuvre), Bruce Weber filme avant tout un homme et un musicien. Deux facettes d’un même personnage, capable d’être le plus abject des hommes comme le plus admirable des musiciens. Drogué et tourmenté dans la vie, romantique et chaleur sur scène ou sur disque. Une dualité que l’on voit à chaque instant du documentaire qui oscille entre témoignages, interviews (de ses femmes, de ses enfants, de son producteur) et road movie esthétique (alternance entre scènes de plage, bars anonymes et séances studio).

Un équilibre parfait sans voyeurisme outrancier qui souligne par petits détails et non dits, les tenants et les aboutissants de la vie du musicien et de toutes celles qui l’ont croisé en chemin. Car le point fort de Let’s Get Lost c’est de ne pas centrer uniquement son propos sur les témoignages forcément subjectifs de tout un chacun mais d’en apporter d’autres pour les contrebalancer, les contredire et en favoriser les détails. C’est ainsi par ces petits bouts d’interviews que le spectateur retrace la vie d’un des plus grands musiciens du jazz, de ses débuts vierges et sobres jusqu’aux interminables descentes aux enfers entrecoupées de rédemptions musicales.

Au-delà de son propos et de l’histoire de Chet Baker, Let’s Get Lost peut s’appréhender comme l’antithèse du Portrait de Dorian Gray. Dans le roman d’Oscar Wilde, le protagoniste reste éternellement jeune et beau tandis que sa peinture subit, elle, les affres du temps. Ici c’est l’inverse, l’homme est méconnaissable mais son oeuvre et sa musique reste incontestablement intemporelle et magnifique et c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on (re)plonge dans cette voix soyeuse et mélancolique.... My Sweet Valentine...

Site du film / Site de Chet Baker (non officiel...)



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