Artists:
  A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z  

Menu par nogues.org

Hiérarchie du site:
047
65 DAYS OF STATIC
ACTION DEAD MOUSE
ALEXANDER TUCKER
ALINA SIMONE
ALONE IN 1982
AMP
AMY WINEHOUSE
ANDREW SWEENY
ANNIE HALL
antisocial#009 - contact
AS WE FALL
ATONE
AUDIOPIXEL
B R OAD WAY "06:06 am"
BELONE QUARTET
BENJAMIN GIBBARD & ANDREW KENNY
BEXAR BEXAR
BJORK
BLUE HAIRED GIRL
BOCAGE
BOCAGE
BRAIN DAMAGE
BUGGE WESSELTOFT
CANASTA
CANNIBALES & VAHINES
CERCUEIL
CHAPTER
CHRIS LETCHER
CLARA CLARA
COCOROSIE
Compilation eDogm "Various Artists vol.1&2"
COMPILATION JAUNE ORANGE Vol 3 (2005)
CORDE SENSIBLE
CORNFLAKES HEROES
CORNFLAKES HEROES
D’INCISE
DANA HILLIOT AND HIS FRIENDS
DANA HILLIOT AND HIS FRIENDS (singing and playing)
DARK DARK DARK
DAVID GRUBBS - A Guess at the Riddle
DEPTH AFFECT
DEPTH AFFECT
DEVENDRA BANHART
DIONYSOS
DIRGE, "Rebecca", 2007
DJ FOOD & DK
DJ VADIM
DYLAN MUNICIPAL
EDDY CRAMPES
EGO
EL BOY DIE
EL HIJO, "Las otras vidas"
ENOZ
ERIC BLING
ERIC COPELAND
FARRYL PURKISS
FEDADEN
FILM NOIR
FLOWERS FROM THE MAN WHO SHOT YOUR COUSIN
FOLKS
FOREIGN BEGGARS
FOREIGN BEGGARS
FRANCESCO TRISTANO
FRIENDS OF P.
FUCK BUDDIES
GIARDINI DI MIRÒ
GIOVANNI MIRABASSI
GOGOO
GONG GONG
GOO GOO BLOWN (Le bonhomme)
GRAND BUREAU
GREGOR SAMSA
GUILLAUME ELUERD
H-TRANCE
HALF ASLEEP
HELIGOLAND
HENNING SPECHT
HOEPFFNER
HOLLOW BLUE
HOME VIDEO
HOT CHIP
IN MY ROOM
JACK LEWIS
JAPANESE GUM
jerseyturnpike
JOCARI
JOCARI -
JOHAN ASHERTON
JOHN WAYNE SHOT ME
JON AUER
JUDITH AND HOLOFERNES
JULIEN DUTHU & REMI PANOSSIAN
JULLIAN ANGEL
JUNE MADRONA
JUNETILE
KARLIT & KABOK
KATAMINE
KATZ
KEN ISHII
KHALE
KNX CREW
KRONOS QUARTET, WU MAN - TERRY RILEY
L’OBJET
L’OCELLE MARE
L’OEUF RAIDE
LA BATTERIE
LA BELLE IMAGE
LA DONNA INVISIBILE, Bande Originale
LA FRITURE MODERNE
LA TERRE TREMBLE !!!
LACORDE
LAURENT ROCHELLE
LAUTER
LE TIGRE DES PLATANES & ETENESH WASSIE
LE TONE
LEILA
LEMOINE
LES FRAGMENTS DE LA NUIT
LILLIPUT ORKESTRA
LODZ
LOU REED & ZEITKRATZER
Loyola - It will Shine
LOZNINGER
LUC
MANGROVE
MARC SARRAZY - LAURENT ROCHELLE
MARVIN
MASHA QRELLA
MATES OF STATE
MATTHEW HERBERT
Melmac
MELODIUM
MICHAEL NYMAN
MICHEL ET MICHEL "From Michel et Michel with love"
MIKHAIL
MILOS UNPLUGGED
MINOR MAJORITY
MIOU MIOU
MONKEY
MONTEL
MOONMAN
MORFAR
Mr 60
MRS CHAN / MR CHOW / MISS (O)
MY BROKEN FRAME
MY NAME IS NOBODY
N-NAOS
NOVO - Je retiens ton souffle
ODRAN TRUMMEL
ODRAN TRÜMMEL
OH ASTRO
OPITOPE
OTOMO YOSHIHIDE
PANDA BEAR
PAPIER TIGRE, 2007
PASCAL COMELADE
PASCAL COMELADE & ROBERT WYATT
PERCEVAL MUSIC
PINK COMPUTER
POLITE SLEEPER
POLLYANNA
PORTISHEAD
POSTCARDS (VA)
PUFF & DUFF
QUASIMODE
R-ZATZ
RAF AND O
RAL PARTHA VOGELBACHER
RAN SLAVIN
REINHOLD FRIEDL
ROGUE WAVE
ROUGGE
SAYCET
SELFBRUSH
SENIOR COCONUT (and his orchestra)
SIBYL VANE
SILENCIO
SILENCIO
SIM#6
SIRKA RAGNAR
SIX TWILIGHTS
SOFT PANIC
SOIL & "PIMP" SESSION
SPARKY DEATHCAP
Steve Reich : Three tales
SULKY SHEENA
SUPERFLU
SUPERGRIP
SURSUMCORDA
SUSANNA AND THE MAGICAL ORCHESTRA
TAMARA WILLIAMSON
TANGTYPE
TAZIO & BOY
TEENAGE BAD GIRL
TELLEMAKE
THE BEAUTIFUL SCHIZOPHONIC
THE DRIFT
THE KEYS
THE KEYS
THE KRONOS QUARTET & ASHA BHOSLE
THE LOW LOWS
THE MISSING SEASON
THE PATRIOTIC SUNDAY
THIS MELODRAMATIC SAUNA
THOMAS BELHOM, "Cheval Oblique", 2007
TINY FOLK
UNIQUE RECORDS
V / A "HALF MOON OF PASCALS"
V /A : LIFE BEYOND MARS
V/A "LET IT BEE"
V/A "RUFS"
VS_PRICE
WATOO WATOO
WILLITS + SAKAMOTO
XAVIER JAMAUX & FRED AVRIL
YAIR ETZIONY
YARON HERMAN
YEEPEE "Balloons+Wishes=EtoilesFilantes"
Yeepee - Shoganai long play
YEEPEE, "Funnier in summer"
[Guÿom]

     

LES CONTES DE TERREMER, Japon, 2007
Réalisation de Goro Miyazaki - Studio Ghibli
par Dr Bou | 30 avril 2007

A l’annonce de la dernière production du studio Ghibli une chose m’avait fortement frappé. Ce fut la déclaration d’Hayao Miyazaki qui émettait de grande réserve (voire une interdiction) à ce que ce soit son propre fils Goro qui puisse réaliser Les Contes De Terremer. Etrange déclaration quand on sait à quel point chaque père souhaite, consciemment ou non, que son fils suive ces pas. Cependant, à la vision du premier essai de Miyazaki fils on comprend mieux pourquoi le maître incontesté de l’animation japonaise émettait de tels doutes vis-à-vis de sa progéniture.

Adapté des romans (5 volumes et un recueil de nouvelles) de Terremer (Earthsea) de l’écrivaine d’Ursula K. Le Guin, Les Contes De Terremer nous conte l’histoire du prince Arren qui pris d’un coup de folie commet un parricide puis rencontre au cours de son errance un sorcier du nom d’Epervier. Ils vont faire connaissance et joindre leur destinée qui les conduira à affronter différentes épreuves dont celle de rétablir l’équilibre de tout monde qui oscille sans cesse entre l’ombre et la lumière, l’air et la terre, le feu et l’eau, la vie et la mort.

Pour sa première réalisation, Gorō Miyazaki a voulu se montrer digne de son père, mais force et de constater que son film n’atteint pas (et de loin) le talent de son père. Le premier point jouant en sa défaveur est de s’être attaqué dès son premier film à une immense fresque dont on voit bien que Goro n’en maîtrise pas tous les aspects, à commencer par la profondeur des personnages. Que ce soit Epervier, Arren ou Therru, aucun relief caractériel ne ressort réellement de ses personnages principaux. Le plus mal loti reste le personnage d’Arren où sa schizophrénie n’apparaît que par ellipse dissimulée dernière des sentiments pathos et manichéens. Car l’une des grandes différences entre le père et le fils se situe là dans l’appréhension du monde, dans ce juste milieu où chacun détient en lui sa part d’ombre et de lumière. Malheureusement, dans Les Contes De Terremer, chaque protagoniste se voit contraint de ne jouer qu’un seul rôle : bon ou méchant. Contrainte qui ampoule grandement le film et surtout sa scène finale contre la sorcière, relayée à jouer la comédie de la méchante de service sans grande conviction. Dommage ; car d’un point de vue esthétique, ce personnage est l’un des mieux réussis.

L’autre grand défaut du film est son animation trop proche de celle d’Hayao. Même personnage, même type d’animation mais le tout en moins bien. Les décors, la lumière sont extrêmement bien rendus mais font trop penser à ces décors de cinéma beaux mais trop rigides. L’animation des personnages manque d’amplitude. A de nombreuses reprises, les personnages évoluant dans un décor donné s’avèrent trop calqués et ont peine à investir l’espace et l’image, mettant une fois de plus beaucoup de distance entre l’écran et le spectateur.

Bref, Les Contes De Terremer n’est pas en soi un si mauvais film que ça (Disney a fait bien pire) mais déçoit grandement au vu de la production des studios Ghibli. En voulant trop bien faire, Goro Miyazaki se perd dans les traces de son père et finit par réaliser un film impersonnel à mi chemin de tout et de rien. Un film gris (entre le noir et le blanc - sujet récurent du film) qui ne convainc pas. Dans le même ordre d’idée on ne saurait trop vous conseiller de vous replonger dans les œuvre du père (Laputa, Princesse Mononoke) pour voir à quel point Hayao est bien un génie de l’animation, loin très loin devant tout le monde.

Site



Dans la même rubrique
"LA MONTAGNE SACREE", Mexique, 1973 mardi 20 février 2007 par Dr Bou
AVALER LA TERRE, Japon, 2006 mercredi 21 mars 2007 par Dr Bou
L’hebdo du samploriste#10 lundi 9 mai 2005 par Souplex
INLAND EMPIRE, USA, 2007 samedi 10 mars 2007 par Dr Bou
"CONTROL" mardi 9 octobre 2007 par Dr Bou
L’hebdo du samploriste#13 vendredi 19 août 2005 par Souplex
PLANETE, Japon, 2005 mardi 29 mai 2007 par Dr Bou
CHET BAKER - LET’S GET LOST mardi 29 juillet 2008 par Dr Bou



Visite : 3647
Popularité : 29%