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INLAND EMPIRE, USA, 2007
David Lynch & Laura Dern
par Dr Bou | 10 mars 2007

Plus que jamais Inland Empire n’est pas un film qui se raconte, qui s’explique, qui se décrit. Inutile donc d’essayer de mettre des mots sur une histoire en forme de puzzle bigarré ou d’une part il manque des pièces et d’autres part certaines n’appartiennent pas au puzzle initial. De ce constat ambigu et déroutant certains crieront au génie conceptuel, tandis que bon nombre d’entre nous déchanterons à la vue d’un film qui n’en est pas un. Et oui, autant être franc, Inland Empire n’est pas un film au sens commun du terme. Bourré de chausse-trappes vides (Amusez-vous à compter le nombre de fois ou un acteur ouvre/ferme une porte sur un décor déjà connu) et d’éléments récurrents sans réelles significations, Inland Empire tient plus du concept non scénarisé que d’une pure histoire imaginée. Autant nous en redemandions sur Mulholland Drive autant sur Inland Empire on a hâte que tout cela se termine tant David Lynch brouille les cartes et perd au passage le spectateur et l’intérêt du film.

Pourtant, Inland Empire n’est pas dénué d’intérêts. Le premier tient, en partie, a sa forme. Entièrement tourné en DV, David Lynch a du repenser sa façon de filmer et sa mise en scène. Ici, point de plans larges et de travellings élaborés mais plutôt un centrage continuel de la camera sur les visages des acteurs et un montage nervuré contrebalançant parfaitement le manque d’amplitude des DV. Dans le même ordre d’idées, David Lynch attache beaucoup de place à la lumière et certains plans sont à ce titre assez magnifiques à tel point qu’on en oublierait presque le format numérique des images.
Au delà des images (dont il faut bien avouer qu’elles sont assez frappantes), Inland Empire impose quelques réflexions (mais jamais de réponses) sur les thèmes chers David Lynch. Réflexion sur le temps ou les espaces-temps, sur la fausse perception de la réalité des choses, la place des acteurs (réalité ou fiction) et bien entendu sur ce vaste flou qui régit le monde. Un ensemble de thèmes chers à l’auteur que l’on retrouve ici de façon éclatée ici un baiser volé à la manière de Mulholland Drive, là une confusion des noms qui renvoità Lost Highway, la musique du film à Angelo Badalamenti, le mythique rideau rouge à Twin Peaks, Laura Dern à Sailor & Lula, ect... Tout un ensemble de codes bien identifiés dissimulés au hasard des scènes mais qui apportent plus à nos bons souvenirs qu’au film lui-même.

Au final on pourrait poser cette épineuse question de savoir si Lynch ne fait pas du Lynch pour Lynch, à savoir s’il ne met pas en scène (et en images) ses perpétuelles obsessions et angoisses pour mieux se prouver à lui-même (et par extension au spectateur) toute l’étrangeté de son univers. Cependant à force de se murer dans un monde devenu clos, David Lynch accouche d’une oeuvre en sens unique qui préfigure pour l’avenir soit un renouveau salvateur, soit un autisme stérile et inintéressant....



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