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"LA MONTAGNE SACREE", Mexique, 1973
A. Jodorowsky ("The Holy Mountain")
par Dr Bou | 20 février 2007

Après avoir goûté au goût épicé et sanguinaire de "El Topo" c’est avec grand délice qu’on s’est précipité pour aller voir "La Montagne Sacrée". Entre temps, de deux spectateurs que nous fumes au départ, nous passâmes à trois (Merci Mélo). Bref en ce samedi matin, nous nous réfugiâmes à l’Utopia pour voir les suites cinématographiques d’un des auteurs les plus psychédéliques et roublards du cinéma français voire même mondial.

Aidé financièrement par le grand John Lennon (himself), la Montagne Sacrée est un film mystique, halluciné autant qu’hallucinant. Passablement bordélique dans sa forme, "La Montagne Sacrée" tient plus de l’accumulation de saynètes que d’un film narratif comme pouvait l’être "El Topo". Pas facile donc de raconter une histoire qui tient, en fait, sur une ligne.

En filigrane, "La Montagne Sacrée" suit les traces d’un homme déchu, acculé, mis au banc de la société qui va suivre peu à peu un parcours initiatique qui le mènera vers la rédemption et l’illumination. Aidé en cela par un maître charismatique (interprété par Jodorowsky) et de plusieurs disciples triés sur le volet, leur quête va les amener à suivre différents obstacles et épreuves pour atteindre, au final, la sagesse éternelle.

Délire narratif et graphique, "La Montagne Sacrée" est une allégorie des années 70, une ode à l’ouverture d’esprit et au détournement des cadres établis par nos sociétés modernes.
Philosophie, religion, art, mysticisme, tout est ici détourné de leurs contextes premiers pour créer une poésie libre et déjantée. Parmi la pléthore de métaphores que draine le film, on retrouve pêle-mêle, l’attaque des conquistadors sur le peuple inca façon carpeaux et caméléons, la duperie des miracles sous fond de lutte de la multiplication des pains, la vente d’arme façon défilé de mode ou l’industrie des jouets façon industrie militaire et conditionnement humain.

La galerie des prétendants à l’Élévation spirituelle est, à ce titre, extrêmement édifiante et délirante. Aucun plan durant cette présentation ne serait avoir son petit clin d’oeil (Ici Matisse, là Disney plus loin Stanley Kubrick - Doctor Strangelove) ou son image détournée, le tout frisant souvent l’overdose.
D’ailleurs la seconde partie du film s’avère moins attrayante que la première, lassé quelque peu par autant de messages souvent contradictoires. Paradoxalement c’est dans la seconde partie que la trame scénaristique prend de l’ampleur et où les dialogues jusqu’alors inintelligibles ou presque absents s’avèrent plus consistants ; aboutissant à un final surprenant en forme de pied de nez, tordant ainsi le cou à nos plus folles idées.

Avec "La Montagne Sacrée", Alejandro Jodorowsky signe une nouvelle fois une oeuvre atypique et esthétique, un délire énivrant mais parfois abscon qui nuit bien souvent à l’histoire elle-même... Un petit bémol qui ne serait en rien gacher l’expérience visuelle et sensorielle que procure un tel film.



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