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LEO88MAN
Les chroniviews de Joan et Mélodie
par Joan | 25 septembre 2006

Avec une nouveauté : la chanson de l’artiste qui joue en même temps que vous lisez l’article ! Pour se mettre dans l’ambiance...


Leo88man. Un p’tit gars du Nord (ben oui, quand on est toulousain, le Nord ça commence à... Clermont-Ferrand ?), rencontré presque par hasard un jour de printemps grâce au label lillois Ohayo Records. Un p’tit mec un peu à l’ancienne avec plein de cheveux devant les yeux (oh là là, encore un artiste à mèche ? c’est une obsession...), tout habillé de noir, avec une jeune voix rauque de vieux fumeur... Ce garçon discret ne vit pas en Bretagne “comme tout rockeur qui se respecte”. Il vit à Lille. Mais il vient d’ici et d’ailleurs. C’est un voyageur, un de ces baladins qui écument les bars en chantant leurs chansons, seuls à la guitare et à l’harmonica, tapant le sol en rythme du bout de leurs santiags, solitaires, écorchés, buvant des bières au comptoir dans un nuage de fumée bleue...

Son album ? un saut dans le temps. Dreamt weather... on s’imagine une vie passée que l’on a jamais eue. Je me revois pieds nus avec des jupes longues et des fleurs dans les cheveux, en train de chanter doucement, assise dans des prés avec plein d’amis, une guitare qui résonne, le bonheur, la communion... des temps hippies que je n’ai jamais connu pour être née après l’année du punk... Là-bas, le temps s’est figé lors de soirées heureuses où tout le monde s’aimait.

Sur scène, Leo88man est habité par la musique. Ses chansons sont des cris de rage, sentent le vécu, rock’n’roll mec. Enfin plutôt “folk’n’roll”. Le son est pourri, venu d’une autre époque, les paroles sont en anglais... Je n’aime pas citer, je trouve ça réducteur ; mais quand on voit Leo-le-hobo sur scène, on peut penser à Bob Dylan. Et puis tous les autres mecs qui ont suivi. Vous voyez un peu le genre ? Sur scène, Leo88man se livre à nous, qu’on le suive ou non. Et c’est tout ! Il ne se roule pas par terre, ne joue pas de la guitare avec sa langue, ne fait pas tourner son micro au bout du fil... parce que ce qu’il nous donne en concert, c’est simple, vrai, brut. C’est lui, et sa musique, comme une évidence, comme un prolongement de lui-même.

Leo aime raconter des histoires, dans ses chansons et entre ses chansons, des histoires parfois drôles, ou nostalgiques... Ca fait partie du personnage. C’est un amoureux du genre humain. Mais c’est pas non plus un guignol vous voyez ? Leo88man, j’vous l’dis, c’est le genre de mec à qui on la fait pas.

Vive Internet ! Lille-Toulouse, pas de décalage horaire grâce au tchat... Le petit jeune est déconneur, mais il s’applique.

Si on me demande « Leo88man , c’est quel style ? » ; que faudrait-il que je réponde ?
Subtilement rugueux, une sorte de ramonage gratuit des enceintes hifi !

Ok, c’est original.
Je trouve qu’il y a une différence dans ton interprétation des chansons sur scène et en enregistrement. Souvent plus calme, plus serein en enregistrement, beaucoup plus énergique sur scène.

Les chansons qui figurent sur l’album sont figées en quelque sorte. Ensuite, le morceau fait sa vie, je le laisse grandir, changer, moisir aussi parfois.
Sur scène, il peut se passer tellement de choses que tu ne maîtrises pas, l’interprétation reste la même dans le fond, mais l’énergie change aisément.

Quand tu dis "figé", ce n’est pas négativement ?
Non pas vraiment, ce que je veux dire c’est qu’il y a du temps qui passe entre l’écriture et l’enregistrement. Quand tu enregistres, il faut bien faire un choix à un moment, se dire : "bon maintenant, je suis prêt, les morceaux respirent en même temps que moi, on va faire un truc ensemble qui ne bougera plus une fois fini...."

Les morceaux qu’il y a sur ton album, ça fait longtemps que tu les as enregistrés ?
C’est mon premier album ; certain morceaux ont été écrits il y a plus de quatre ans, mais la majorité sont tout de même plus récents. Les plus vieux ont été enregistrés plusieurs fois de manières différentes.

Tu penses qu’il est indispensable de te voir sur scène pour réellement apprécier ton disque ?
Haha... J’en sais trop rien en fait. Je pense surtout que c’est toujours mieux de voir un type sur scène plutôt que d’en rester à son album. C’est aussi un bon moyen de voir si le type a triché en enregistrement, ou s’il est vraiment sincère dans ses productions.

En l’occurrence on voit bien que tu ne triches pas quand tu es sur scène, tu as un véritable engagement, un feu dans le regard... c’est super prenant !
Eh ben ! Ca alors...
Il y a vraiment un truc que je ne comprends pas sur scène. J’ai souvent l’impression que je vais crever des fois, tout en sachant que ça arrive rarement quand même !!! L’autre chose, c’est que les textes sortent de ma bouche comme si c’était la première fois, comme si ce n’était pas moi le patron. Je hais les types qui font ça comme un boulot, genre "bonsoir ça va public, plus fort j’entend rien... ça va ?" Là, ce n’est pas un engagement.

Finalement c’est la musique qui prend le pas sur toi tu veux dire ?
Oui, c’est à se demander parfois. Je ne me sens pas artisan de la musique ou autre conneries dans le même genre. C’est plus l’écriture qui me fait monter sur scène.

Parce que tes chansons racontent des histoires aussi ?
Tu crois ?

Tes chansons, elle racontent bien des histoires ? En général... ou non ? (Ca peut, je suis pas susceptible...)
Autant qu’un bon vin rouge ou une rame de métro qui passe devant toi à toute vitesse. Comment dire... La musique est là comme un slip qui fait tout tenir en place tu vois ?

Bravo, belle allégorie à mettre dans un webzine hautement intellectuel...
Et sinon, tu as tout enregistré toi-même tout seul comme un grand ?

Ouaip m’man, comme un grand, tout seul et sans les mains !

C’est un choix d’être seul comme ça, comme sur scène ?
Tout l’album a été enregistré en plein air dans ma cour, en une journée.

Ah bon ? Je croyais que c’était dans ta cave !
Non, pas cet album là.

Ah bon. Je dois confondre avec celui d’avant (Fishes are dying of thirst)...
Fishes are dying of thirst, c’était pour faire des envois à certaines personnes impatientes, mais Million Silly Answers, c’était sous le soleil dans ma cour...

(Là je ne peux pas m’empêcher :"ah bon y a du soleil à Lille ?" hahaha...)
Crois-le ou non : il fait chaud à Lille City.
Aujourd’hui 19 septembre, je suis en T-shirt.

Naaaaaaan !
Siiiiiiiiiiiiiiiiiii...

Bon, bref, donc, « c’est un choix d’être seul comme ça, comme sur scène ? »
Oui, un peu. Au début en tout cas. Je joue dans des groupes depuis 2000, en tant que musicien uniquement. Des groupes différents, des idées différentes... J’avais depuis longtemps envie de faire les choses comme je les entendais.

Tu as invité des gens sur ton album ?
Non, il y a juste mon amoureuse sur l’avant dernier morceau. Elle a mis sa voix à la fin de la chanson. Le texte était fort inspiré d’un membre de sa famille... Mais aujourd’hui, ça me démange de jouer avec quelques personnes (sur scène ou album). Ca te protège autant que ça te booste, j’en sais trop rien, mais ça m’aide à porter certains textes, ça c’est sûr. Et puis j’ai pas le permis alors...

Sur le disque on entend une sirène d’ambulance dans un morceau, un chant d’oiseau sur un autre... C’était voulu ou le fruit du hasard ?
Ben c’est passé dans le micro parce que j’étais dehors, mais j’ai pas appelé les flics ou dressé des oiseaux !... C’est précisément ce que j’aime ressentir sur un disque, pas tant qu’il y ait des bruits de l’extérieur, mais qu’on sente bien l’ambiance au moment de l’enregistrement. Il n’y a pas de fausses notes ou de ralentissement de tempo, etc..., il n’y a que ce qui sort de tes tripes au moment où ça doit se faire.
Je n’aime pas maîtriser ce genre de choses, je me fais chier sur l’interprétation, le son un peu aussi, mais pas sur ce qui à mes yeux fait partie du hasard. Quand tu fais une tarte, elle n’a jamais le même goût alors que t’as mis les même ingrédients en même quantité que la veille... C’est du fascisme grandissant que de vouloir produire des albums où les voix, par exemple, sont trafiquées pour être en 440. J’aime bien la soupe avec des morceaux, pas quand c’est mouliné pendant 15 minutes dans une grande machine industrielle...

Mais tu as quand même un travail de recherche au niveau du son, aussi bien sur scène qu’en enregistrement ?
Oui, complètement. Il y a deux raisons : d’abord, je trouve sympa d’imposer un son particulier sur scène, ça fait partie du spectacle... Ensuite et surtout, quand Ohayo Records m’a proposé de sortir un album, j’étais vraiment très en colère contre la majorité des productions musicales récentes. Je me réfugiais beaucoup chez Daniel Johnston, Alan Lomax, et bien sûr (évidemment) chez les Baptist Generals. Comme ça faisait un bout de temps que j’enregistrais sur du matos vieillissant, j’ai vraiment voulu affiner cet album dans un genre Lo-Fi 1927 !!!!! D’un autre côté, Red, ou encore MissMaryMack avaient du matos d’enregistrement ultra moderne, mais ça impliquait qu’ils participent au travail, ce qui me mettait mal à l’aise à l’époque...

Tu cherchais à recréer un son lo-fi, vintage, comme si tu n’avais pas enregistré à notre époque ?
Non, ce n’était pas pour déguiser ce que je faisais, c’était pour être en phase avec ce type de matériel (accessible, simple, et ne permettant pas de retoucher à l’infini les prises), et aussi pour assumer mes compétence à ce moment là. Tous les genres sont exploités dans le business ; aujourd’hui, le "roots" c’est tendance, mais le "roots", à la base, c’est juste quand tu fais avec les moyens du bord. Je ne pense pas rester collé à ce type de production toute ma vie. Mais j’avoue qu’il y a bien sûr une forme de clin d’oeil, voire d’hommage, à ce qui m’influence dans la musique, certes, mais surtout ce qui me touche dans la vie : les clodos, les maladies, tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un dérapage non contrôlé. Tu sais aujourd’hui, quand tu ris dans la rue, tu fais peur aux gens, ou encore lorsque tu craches sur un magazine people, ils te foutraient bien à l’asile.

En général, quand je fais écouter ton disque à des copains, personne ne croit que tu es français !
Ca c’est cool, la prononciation me faisait peur à l’école.... Depuis j’ai rencontré plein de gens qui chantent en anglais comme des pieds mais qui écrivent super bien (Red !?!). Un ami anglais (Tall Paul Grundy) m’a beaucoup aidé là dessus pendant la préparation de l’album. Je pense souvent à la version de "Ne me quitte pas" chanté par Nina Simone, et hop ça me rassure !!!

Ton style de musique est quand même super connoté "anglo-saxon" non ? Il n’y a pas beaucoup de gens qui font ce style de musique en France...
Ah ben ça, c’est pas rien de le dire (comme dirait Mickey).
Quand on t’écoute, on pense inévitablement aux pionniers de la musique folk. Qu’est ce qui va faire que c’est différent lorsque c’est fait par un français d’aujourd’hui plutôt qu’un américain d’hier ?
Le Pen, le vin rouge macéré dans des copeaux de bois, Internet, les croissants industriels !... C’est plus un problème d’étiquette, de style labellisé par je ne sais pas qui : "folk américain fait par un français". Quand tu penses que Chirac a fait un scandale à Bruxelles par qu’on parlait en Anglais... On s’en fout de qui fait quoi et est-ce que c’est intéressant alors que ça existe déjà ! Faut être un génie pour faire un truc qui fait penser à rien d’autre !!! Et puis tu es comme tu es parce qu’on t’a éduqué comme ça. Si j’avais écouté de la musique traditionnelle savoyarde, on ne se serait peut-être pas rencontré !!!

Mais tu chanteras en français un jour ?
Oui, pourquoi pas... J’écris ce qui me vient sans trop analyser le pourquoi de la langue.

Ca vient d’abord en anglais alors ? Tout simplement...
Oui bien sûr, mais j’aimerais avoir assez voyagé pour que ça me vienne dans n’importe quelle langue... En fait je crois que j’écris en Anglais parce que je roule souvent à gauche.
Ouille.
Ben oui.
Heureusement que t’as pas le permis.

La musique : tu ne fais que ça dans la vie ? Comme métier ou "activité", je veux dire.
Non, des fois je chante aussi. :D
Dis donc, merci pour les chanteuses ! (enfin, chanteuse...)
Je fais un peu de lutherie sauvage, j’aime beaucoup le bois ; imaginer des instrument loufoques... Je suis intermittent du spectacle depuis 2001, alors oui, je ne fais pas vraiment de boulot "alimentaire", mais ça va changer puisque je perd l’intermittence dans quelques jours....
Ah mince c’est con ça... Fallait faire clavier chez Lorie...
Pour me retrouver au poste pour détournement de mineure, non merci... Et puis de toute façon, elle m’a retourné mon CV alors...

Tu aurais fait quoi si tu n’avais pas fait de musique (là on passe sur le versant "biba-cosmo" de l’interview) ?
J’ai arrêté mes études à 16 ans et demi pour rentrer dans une école professionnelle de cirque, mais la directrice est partie en taule à la fin de la première année et l’école a fermé (véridique). Alors je me suis remis à la musique peu de temps après, mais je pense très souvent à la lutherie sauvage, et quelquefois à ouvrir un bar culturel ou quelques chose dans le genre. J’aime bien accueillir, découvrir des gens de tout horizon...

Bon, je continue sur le versant Biba, attention...
Alors, s’il n’y avait qu’un seul groupe d’hier ?
Peut-être Albert Ayler et sa bande, je sais pas trop...

C’est qui Albert Ayler et sa bande ?
Eh ben t’as beaucoup travaillé ton interview toi... :D C’est du free jazz pour faire dans l’étiquetage facile, les monstres improbables du free jazz...

Ouh là, ça fait peur... Et s’il n’y avait qu’un seul groupe d’aujourd’hui ?
The Baptist Generals, yeah, (bon The Gun Club évidement, ou les Stones peut-être, ils sont chiants chez Biba, tu trouves pas ?)
Les Stones c’est un groupe d’aujourd’hui ?
Il paraît...
Mouais...
Mais quand même, The Baptist Generals ça devrait être obligatoire à l’école...

Et un groupe de toujours ?
THE BAPTIST GENERALS.
Ok, c’est dit.

Dernière question, la question traditionnelle de la chroniview : pose-moi trois questions en rapport avec ta musique.
Ca veux dire quoi eighty eight man ?
Pourquoi selon toi il y a "ique" dans "musique" ?
Et enfin : pourquoi suis-je encore vivant ?

88man c’est le surnom en jazz du gars qui est au piano parce qu’il y a 88 touches sur le piano (T’as vu, j’ai bien appris ma leçon).
C’est bien.

« ique » parce que ça rime avec des tas de mots très pratiques pour l’évoquer : magnifique, merdique...
Pas mal...

Tu es encore vivant parce que c’est la musique, qu’elle soit magnifique ou merdique, qui te tient en un seul morceau.
Oh, c’est beau, je crois que vais pleurer...
Moi aussi...
Ou alors c’est parce que tu n’as pas été engagé pour être clavier chez Lorie.
Là je vais pleurer de rire !

Les liens :
http://www.myspace.com/leo88man
http://www.leo88man.com
http://www.ohayorecords.com
et bien sûr, lisez la chronique d’Emmanuel, ici.

A bientôt pour une prochaine chroniview ! Avec ou sans mèche...
Photos par Emmanuel.



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