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FEDADEN, du cinéma pour les oreilles
Les chroniviews de Joan et Mélodie
par Mélodie | 29 juin 2006


J’ai en ma possession deux albums de Fedaden. Bien qu’ils se ressemblent dans le fond, ils sont très différents dans la forme. C’est, à n’en pas douter, la raison pour laquelle ils sont sortis sur deux labels différents. On y retrouve ses thèmes de prédilection : les relations humaines, souvent abordées sous l’angle de la solitude, et l’enfance. Des points communs dans la construction : des mises en opposition de sons amples, de sons compressés et de silence qui créent une sensation de plusieurs dimensions. Et la place singulière accordée à l’auditeur.

Fedaden est un conteur mélancolique. Sur son album éponyme sorti en septembre 2005 sur le label Nacopajaz, ses histoires prennent forme en une électronica sensible et ambiguë, avec des mélodies entêtantes qui font semblant de cacher une certaine rudesse.
 [1]
Ses compositions ressemblent à des pensées, entre ressassement et évolution. Parfois elles ressemblent à des gens ; dans un même morceau, il développe et fait s’affronter successivement plusieurs sentiments.
Il est définitivement le plus facile d’accès des deux, parce que largement plus mélodique que « Remains », album en une piste de 35 minutes sorti sur l’excellent netlabel Edogm en février 2006. L’auditeur y a aussi une place beaucoup plus confortable. « Remains » est plus brut, juste assez consensuel et plus « conscient », il y a beaucoup moins de questionnement, l’auditeur n’a presque aucune latitude, il est spectateur omniscient et subit presque le silence dans cette confession confuse où la solitude du compositeur le renvoie directement à sa propre solitude. Trimballé sans transition d’intérieurs étouffants en extérieurs vertigineux, il est extirpé du confinement de l’univers intime du narrateur pour être jeté dans un monde extérieur qui semble surréel. Personnellement, je me suis perdue dans ce puzzle spatio-temporel, puis je me suis pudiquement attachée au silence jusqu’à cette fin superbement inattendue, apaisée et salvatrice.

Face à face troublant, le mini-disc est un arbitre muet...

Tes compos sont très narratives. A quel point est-ce que tu conscientises ta musique au moment où tu composes ? Dans le sens : est-ce que tu laisses venir, ou est-ce que tu as une idée précise de l’histoire que tu veux raconter ?
En fait c’est un peu comme des scènes pour moi. Calquées sur le modèle pop : couplet / refrain, mais sans paroles. Mais en même temps, il n’y a pas forcément de règles. Ca bouge, ça change de « mood », ça part d’un point A pour aller à un point B. Mais je ne sais pas du tout où je veux emmener l’auditeur quand je commence un morceau. Une fois qu’il est fini, je comprends le truc... mais avant, tu peux avoir des directions, te dire « j’aimerai faire ça à partir de ça »... Il y a des gens qui conceptualisent, mais pas moi.

Je trouve que tu livres beaucoup de ta vision du monde. Mais de manière assez abordable, surtout sur l’album qui est sorti sur Nacopajaz. Et en même temps, j’ai le sentiment que tu pourrais partir dans quelque chose de beaucoup plus abstrait.
Oui, j’en ai la volonté parfois... je le fais volontiers. Mais sur l’album non. L’abstraction y est toujours un peu présente, mais je me suis plus attaché au schéma pop en l’occurrence.

Est-ce que c’est dans une volonté d’être compris ?
Bien sûr. Et en même temps c’est surtout parce que ça me plaît...

Est-ce que c’est pour faciliter la rencontre avec le public que tu ne pars pas dans un truc complètement abstrait ?
Oui, il y a de ça. Et c’est aussi mes goûts personnels. Ca me plaît bien. Il y a le côté « aller vers les gens » qui est dans la musique Pop. J’aime bien et je n’ai pas eu le choix de toute façon.

Tu n’as pas eu le choix ?
Je ne revendique pas mes goûts, je les ai. Mais je n’ai pas eu le choix.

Et le fait que tu restes dans quelque chose de pop, ou cette volonté de vouloir être compris, est-ce que ça a quelque chose à voir avec la place particulière que tu donnes à l’auditeur dans tes compos ?
Oui, je le vois assez proche en fait. Pour moi c’est quelqu’un comme moi. Je fais de la musique pour me faire plaisir avant tout, ce que je fais c’est ce que je veux écouter. Du coup à un moment donné, je me place forcément comme un spectateur. Comme j’apprécie d’autres musiques... c’est exactement le même rapport. Enfin c’est un recul que je prends à un moment donné, quand c’est fini. Evidemment pendant que tu crées le morceau, ce n’est pas tout à fait pareil.

Est-ce que c’est quelque chose que tu travailles par la suite ?
Travail est un bien grand mot mais bon, c’est quelque chose qui se passe. Ce sont des états, ce n’est jamais figé. Je ne décide pas d’aller d’un point A à un point B, mais j’essaie d’y aller... ça ne se fait pas comme ça...

Pourquoi le silence est si important pour toi ?
Je ne sais pas... je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de silence dans ma musique pour l’instant...

En fait c’est quelque chose que j’ai trouvé flagrant dans « Remains » sortit sur Edogm...
Oui, c’est vrai qu’il y a de l’espace. Je le vois plus comme de l’espace en fait. C’est du silence mais ça peut être assez visuel justement. Surtout pour ce truc d’Edogm, c’était vraiment plus une volonté de faire quelque chose de visuel, du cinéma pour l’oreille en fait.

Est-ce que c’est quelque chose que tu as cherché, ou à quoi tu donnes une grande signification ? Ou est-ce que ça c’est imposé comme ça à la création ?
Non... Une grande signification, ça serait prétentieux de dire ça. Je n’avais pas de concept derrière, ce sont juste des morceaux qui allaient bien ensemble, que j’ai assemblé, collé avec l’ambiance de la cité HLM où j’habite. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Je trouvais ça poétique. Pour moi c’est un peu comme un petit cinéma, un court-métrage, mais pour l’oreille.

Pour « Remains » tu as assemblé des morceaux que tu avais composé sur un assez grand laps de temps...
Oui. Il y a des morceaux que j’ai composé en 2000, d’autres... jusqu’en 2004 je crois... il y en a peut-être qui ont été composés pour l’occasion en 2005, pour faire un collage cohérent.

Pourquoi est-ce que tu as choisi de regrouper ces morceaux ?
Parce que je trouvais qu’ils allaient bien ensemble. Tout simplement. Ils sont un peu dans le même « mood ». Si je devais les qualifier séparément, ce sont des morceaux electronica, ambient, limite électro-acoustique.

Pourquoi est-ce que tu as décidé de n’en faire qu’une seule piste ? Alors qu’il y a des coupures très franches qui délimitent assez bien ce qui aurait pu être des « petits » morceaux sur des pistes distinctes. Ca aurait gardé cette idée d’album concept mais ça aurait beaucoup facilité l’auditeur...
Oui. Je trouve ça rigolo en fait. C’est brut. Voilà c’est comme ça.

C’est assez l’idée qu’il en ressort finalement : « Voilà c’est comme ça ».
J’aime bien cette idée. Et puis je vois vraiment le net-label comme un lieu où tu peux t’exprimer. Je fais vraiment ce que je veux là. Alors c’est sûr que certaines personnes peuvent ne pas rentrer facilement dedans, mais il y aura forcément des gens qui vont y trouver leur compte. Ce n’est pas grave.

Je sais que c’est toi qui as demandé à Edogm de bien vouloir sortir « Remains ». Pourquoi est-ce que tu as choisi un net-label ? Et quelle position est-ce que tu adoptes par rapport aux net-labels ?
Avant tout, une plus grande liberté. Et moins d’enjeux économiques, donc du coup tu es quand même, il faut l’avouer, moins plié au règles du marché, qu’on ne suit pas forcément consciemment d’ailleurs. Mais bon, un label vend des disques, donc il va forcément plus facilement faire de la pop que de l’électro-acoustique saturée. Quoiqu’il y a des labels spécialisés là-dedans qui ont l’air de bien marcher... Mais c’est quand même moins évident, en tout cas dans le paysage français.

Est-ce que ça veut dire que tu te frustres un peu sur ce que tu sors sur Nacopajaz ?
Non, absolument pas. Je sélectionne en fait. J’ai un spectre assez large, je fais pas mal de choses différentes. Mais bon, si je pouvais sortir tout ce que je compose, je sortirai beaucoup plus de disques. Donc les net-labels c’est très bien.

Au niveau de ton actu... ?
(Hésitation)... Pas mal de choses en projet en fait mais rien n’est sûr, donc je ne peux pas vraiment en parler... un album solo début 2007 si tout va bien.

Des collaborations peut-être ?
(Il sourit. Moi je dis que ça veut dire oui !... non ?)
Je ne peux pas en parler il n’y a rien de sûr...
(Bon ok, mais il n’a pas dit non !)

Dernière « question », la classique des Chroniviews... tu ne peux pas y couper. En tant que artiste-compositeur, peux-tu me poser trois question à moi auditrice ? Quoi ? Mais c’est quoi cette question ?... Bon laisse moi réfléchir un peu...
...
Quelle est l’impression globale que tu as eu quand tu as écouté l’album qui est sorti sur Nacopajaz ?
Ca m’a donné l’impression de quelque chose d’assez ambigu.Beaucoup plus doux que ce à quoi je m’attendais, vu que j’ai découvert ta musique à travers « Remains » qui est beaucoup moins pop et donc beaucoup plus dur à écouter. D’une manière globale, l’album m’a évoqué de la nostalgie mais pas dans le regret parce que toujours mise en balance avec une certaine noirceur. Comme s’il ne pouvait pas y avoir quelque chose de beau sans une contrepartie. C’est là où j’ai senti de l’ambiguïté. C’est comme de la douceur mise en contraste avec de la résignation.
J’aurai dit de la violence contenue...
Oui il y a de ça aussi. Mais là tu réponds à ma place ! Bon il te reste 2 questions...

Est-ce que tu penses que les moyens informatiques peuvent transcrire autant d’émotion que les instruments acoustiques ? Et est-ce que tu penses qu’il est plus facile de faire passer des émotions avec une guitare par exemple ou à l’inverse avec des machines ?
Je pense que ce sont deux moyens d’expressions complètements différents en fait. Je pense que le rapport entre le musicien et l’instrument n’est pas le même... Pour répondre à la question simplement, oui, je suis convaincue que l’on peut faire passer autant d’émotion avec l’un comme avec l’autre. En tout cas je ressens autant d’émotion quand j’écoute de la musique électronique et de la musique acoustique. D’un point de vue complètement extérieur, je pense que ce n’est pas le même travail au niveau du son. Du moins, je fais plus attention aux textures, au grain, à la densité quand j’écoute de l’électro par exemple... à la production de manière générale. En même temps je ne sais pas parce que je n’ai jamais fait de musique électro personnellement...
Disons qu’il est plus facile d’arriver à un résultat écoutable avec un ordinateur qu’avec juste un quatre piste et une guitare, ou même un micro et un ordinateur. Ce qu’il y a aussi, c’est qu’avec ces moyens électroniques, quoi que tu fasses - que ce soit purement électro ou que tu y ajoutes de l’électro - les moyens de productions deviennent des moyens de création. Ce qui n’était pas le cas quand il fallait aller dans un studio, ou quand il n’y avait pas d’ordinateur (du moins qu’il n’était pas un produit de consommation courante). Alors que maintenant le « process » créatif et le « process » de production se chevauchent. Le mixage, les textures sonores sont devenues des parties prenantes de la création. Dans la pop et dans le rock hybride qui utilisent des instruments acoustiques et qui les mélangent à de l’électronique, le « process » de production chevauche de plus en plus le « process » de création. Créer avec un instrument et faire sonner le truc, le découper et le traiter, c’est mis à égalité maintenant. Du moins je pense pour plein d’artistes, ou plein de groupes de pop.

Une dernière question...
Est-ce que ma musique t’évoque des choses visuelles ?
Carrément ! Et je l’ai ressenti de façon différente entre Fedaden (l’album) et « Remains ». Sur l’album, le fait qu’il y ait des chansons « courtes » fait que c’est plus facile à suivre pour l’imagination. C’est évidemment plus facile d’imaginer une succession d’histoires de 3 minutes qu’une seule histoire de 35 minutes. Dans « Remains » j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de temporel. A certains moments j’ai eu des sensations de flash-back. Comme si en racontant l’histoire, tu faisais des retours en arrière pour expliquer les tenants et les aboutissants de l’histoire. Chose que je n’ai pas du tout ressenti sur l’album de Nacopajaz. Et du coup il y a des moments où je me sentais un peu perdue dans ces flash-back. Mais j’ai aimé cette sensation. Pour moi c’était vraiment comme quand je regarde un film et que la frontière n’est pas très claire entre ce qui doit être perçu comme présent et ce qui doit être perçu comme passé. Il faut reconstituer le puzzle. Ca demande une certaine implication, ou en tout cas une volonté : j’aime ça. Et pour finir j’ai trouvé que tu étais plus présent en tant que narrateur sur « Remains » que sur l’album de Nacopajaz. Je vais faire une comparaison avec les livres pour faire simple : pour moi, c’est comme si l’album sur Nacopajaz était raconté avec la distance de la troisième personne, alors que « Remains » serai raconté à la première personne... Enfin c’est une impression très personnelle...
Oui c’est sûr que c’est très personnel comme impression. Je ne vais pas aussi loin dans ma réflexion... Je ne sais pas... Je trouve que c’est moi tout le temps...
Oui à l’évidence, à la troisième comme à la première personne, le narrateur est le même. Peut-être que j’ai cette impression à cause du côté pop de l’album et du coup, dans la comparaison, ça me donne l’impression que tu es plus détaché sur l’album, d’où la troisième personne...
Oui tu es certainement moins immergée parce que tu as des éléments « pop » plus rassurant...

Merci d’avoir répondu à mes questions.
Avec plaisir, merci à toi.

Voilà. Première Chroniview terminée. Intéressante discussion.

De plus en plus d’artistes sortent des albums sur des net-labels, je trouve leur point de vue intéressant. Du fait de mon intérêt pour le milieu musical, je ne peux m’empêcher d’être intriguée par la montée des net-labels (qui restent malgré tout assez underground). Je comprends la motivation aussi bien des artistes que des fondateurs de net-labels. L’effet à court terme est indéniablement positif. Cette politique de musique gratuite est née d’une résignation des artistes aussi bien que des dirigeants de labels « indés ». Mais j’ai peur que beaucoup oublient leur motivation et n’entendent par-là qu’un vulgaire : « Ma musique ne vaut rien »... et là, l’effet à long terme... Je crois que dans mes prochaines Chroniviews, j’essaierai de creuser dans cette voie...

Liens

Site officiel
Fedaden sur myspace
Edogm
Nacopajaz


[1] photo par Stéphanie Marchesi


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