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PUFF & DUFF
"Hayleen Lömi", 2006
par Emmanuel | 22 février 2006

Puff & Duff est un être vivant. Une guitare (eOLe) reliée à un ordinateur et modifiée, triturée en temps réel par son acolyte Shape2. Entre électronique, pop et post-rock, il compose un univers onirique du plus bel effet, original et envoûtant.
Quatre pièces composent ce grand puzzle avec un premier morceau (reprenant le titre de l’album) pour 21 minutes de musique.

"Hayleen Lömi" (le morceau) est très organique. Ce qui peut paraître paradoxal pour une musique aux penchants électroniques, qui utilise un ordinateur et une guitare. Et pourtant, on entend bien des petites bêtes qui fourmillent. Quelques notes ensuite posent un décor poétique, bizarrement assez chaleureux et pourtant assez rêche et austère au premier abord. Une guitare entre en scène puis une seconde. Comme deux personnes qui engagent une conversation. Elles se parlent et se répondent. Puff & Duff propose une narration proche du cinéma. On perçoit des images, une situation, un contexte, un décor, des gens, une temporalité (l’été ?), des lieux (grands espaces ?) organisés en séquences. La différence serait que Puff & Duff fait du cinéma d’improvisation. Ou plutôt réajuste et donc réinterroge son scénario ou celui qu’on lui impose.
Tout à coup, le ton monte, un orage de saturation explose. Les sens s’étiolent, se font évanescents, se perdent, s’envolent. Les images se répétent de manière obsédante puis meurent lentement. Puff & Duff scrute le monde à la loupe à travers un filtre delay.
Et les guitares veulent se faire entendre. Elles se font alors plus dures, plus industrielles. D’autres vagues, d’autres virages. On change de sujet.
Le soir, la guitare en croise une autre, elles flirtent et s’enflamment. D’autres séquences, d’autres fade-out, d’autres fondus enchainés. L’histoire suit son cours et nous tient en haleine. Puis la lumière s’éteint, pour de bon.

"Paranoiac bells" prend le relais. Des cloches paranoiaques hantent un rêve américain qui tourne au cauchemard. Là encore, la guitare sait se métamorphoser, changer d’aspect, se redéfinir, se maquiller pour apparaître différente. Ou plutôt pour apparaître semblable à quelque chose qu’elle n’est pas. Ce petit film de presque 3 minutes a l’humeur musicale d’une b.o de Quentin Tarantino qui reprendrait ses droits.

La troisième pièce se prénomme "Lost". Comme une alarme, comme un réveil, un son aigu s’impose à nous. Puff & Duff s’en amuse et le modèle à son goût. Il devient tour à tour rythme cardiaque, klaxon, électroencéphalogramme,...illusion. Un jeu. Un son dans tous les sens. Et plein de jolis bruits dansants qui célèbrent le mariage de la beauté et de la confusion. Jusqu’au souffle final.

"Wooden land" arrive ensuite et mélange guitares électriques aux accents d’americana pour un road-movie de 14 minutes. Au départ, il reste doux et apaisant. Progressivement, le ton se fait plus dissonant bien qu’encore discret. La capacité de Puff & Duff de construire des ambiances s’exprime pleinement dans ce morceau. Comme les deux précédents, il a plus de cohérence que le tout premier. Il nous berce, nous balance puis nous jette en l’air pour une chevauchée finale et un orage électrique palpitant. Jusqu’aux arpèges finaux qui cloturent avec justesse cette belle aventure.

Pour résumer, Puff & Duff se fait un expert du montage, des ambiances aux décors, en passant par les costumes (la guitare y joue le premier rôle mais sait se travestir pour rentrer dans la peau de nouveaux personnages). Mais il apparaît surtout comme le grand magicien de la musique improvisée. Ou mieux encore le Houdini. Celui qui sait se sortir des chaînes et des carcans qu’on lui a imposé. Puff & Duff propose un voyage épique de grande classe pour 3/4 d’heure de frissons. A écouter d’urgence ! On en redemande !

Stomoxine Records



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